Lundi 10 mars 2008
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16:35
Je suis l'une des deux candidats retenus pour le second tour des cantonales, mais la candidate est aussi une personne.
J’ai tendance à être impressionnée par les vieux routards de la politique, ceux qui avancent, sûrs d'eux--même, semblant dire : mais c’est chez moi la politique, qui ose venir là ?
Lorsque les premières affiches ont été collées cela me faisait tout drôle de me retrouver face à moi-même à à presque chaque coin de rue.
Bien qu'impressionnée cela ne m'a pas empêchée de me présenter et de faire une campagne soutenue, heureusement, par toute une équipe.
Pendant 3 mois on avance dans le brouillard. Impossible de savoir si vous êtes intéressés, favorables ou non à ce que j’écris.
Alors hier dans le bureau de vote où j’étais assesseur, il m'arrivait de guetter les bulletins que prenaient les électeurs, pour voir si je pouvais deviner … mais non ce n’était pas
possible.
Enfin le soir, le dépouillement. Ce n’est pas la première fois que je dépouille, chaque fois je suis partie prenante, je suis pour un candidat, mais imaginez l’impression que cela fait d’entendre
votre nom, un autre, et puis le vôtre et encore et encore…..
On a beau se dire ne représenter que son parti, c’est quand même une partie de vous-même qui est en train d’être jugée, une partie de votre destin qui est en train de se jouer,
c’est aussi la sanction de trois mois de travail, la résultante de tous ces courriers que j’ai fait qui étaient comme autant de bouteilles à la mer.
Hier soir est arrivée la sanction : vous avez pensé que je pouvais faire du bon travail.
Alors, merci à chacun. Je continue avec vous.